La jalousie qui te gruge ..!

Depuis les dernières années, on ressent un éveil de la conscience sociale en ce qui concerne la compétition malsaine. L’influence très forte des médias et des réseaux sociaux, ont évidemment accentuée un problème déjà tellement ancré.

La maigreur des mannequins a été dénoncé et on voit de plus en plus de grandes compagnies mettre de l’avant des femmes plus rondes et encourager la différence (#dove).

Pourtant, je vois et ressens toujours autant de négatif véhiculé tout autour de moi. Dans les commentaires d’un fil Facebook, dans la file d’attente de l’épicerie lorsque le 4 ans de la dame d’à côté décide qu’il veut du chocolat, dans le regard d’une ancienne copine face à ce que je deviens, PARTOUT.

C’est comme si on avait besoin de se comparer en s’assurant d’écraser l’autre au passage pour se remonter. C’est facile, simple, pis ça fait du bien. #Non

Je me souviens de mes années de cégep où je courais comme une folle entre mes cours et ma job, mais où je faisais surtout beaucoup trop la fête. À cette époque là, j’ai vraiment compris à quel point la jalousie et la compétition pouvait faire mal.

J’étais jeune, frivole mais surtout très fidèle à mes amies. Malgré tout, comme la plupart, il m’arrivait de faire du talk shit sur l’une ou l’autre, plutôt que de simplement centrer mes énergies sur moi-même… mais tsé on apprend, hein!

Au final, tranquillement, je me suis aperçue que mes amies ne m’appelaient plus lorsqu’elles sortaient fêter et j’avoue que ça me laissait un goût amer. Lorsque j’ai essayé de comprendre ce que j’avais pu faire ou dire de mal… on m’a fait savoir que j’attirais trop le regard des gars et que ça ne leur permettait pas de briller si j’étais là. On m’a aussi fait comprendre que j’étais celle qu’il fallait tasser.. celle qui jasait des autres… celle qu’on ne veut plus dans la gang!

J’ai pleuré dans les bras de mon copain de l’époque, qui m’a dit de ne pas m’en faire. Pourtant, durant cet été là, je me souviens aussi d’avoir été celle que ces filles là regardaient de loin en bitchant hypocritement, celle qui sent les murmures derrière elle lorsqu’elle quitte la plage, ou celle de qui on jase lorsqu’elle brille de son absence.Ma plus grosse faute? Je prenais trop de place sans même le vouloir. Ça les renvoyait à leur sentiment de petitesse pis ça, c’est jamais le fun.

Aujourd’hui je choisis mieux mes amis. Je ne peux pas dire que j’en aie une tonne mais ceux que j’ai, ce sont pour les bonnes raisons. Je dois avouer qu’encore parfois, il arrive que je sente dans les comportements, paroles ou regards de certaines personnes que je dérange.. que je suscite des sentiments négatifs par ce que je fais ou suis. J’ai toujours encore un peu de mal à me l’expliquer.

Ça m’arrive parfois de voir naître en moi des doutes, de l’envie ou de me sentir ordinaire lorsque je passe du temps sur les réseaux sociaux. Chaque fois, je me recentre et me rappel que ce n’est qu’une façade du tout qui comporte aussi ses côtés moyens. 

J’ai souvent fais taire mes ambitions par peur de déranger encore et de susciter chez les autres les comportements qui jadis, m’avaient fait tant de mal. Aujourd’hui je me dis que je n’ai plus de temps à gaspiller pour des gens qui me respectent si peu, qui me connaissent si mal.

J’ose avancer le souhait que mes enfants grandiront dans un monde où il sera permis de briller peu importe sa couleur, son âge, son ethnie, son sexe ou sa personnalité, sans en payer le prix de la jalousie. 

Dès l’enfance, les enfants sont constamment mis en situation de comparaison comme si tout passait par le dépassement de l’autre. On a des moyennes pour tout et si on en déroge, on tombe du côté des anormaux et on veut pas ça. Je crois qu’il faut accepter de ne pas être le meilleur dans tout et que d’autres le soient. 

Je répète souvent à mes filles que chacune ont leurs forces propres et qu’elles peuvent en tirer profit en travaillant en équipe plutôt qu’en compétition. Alors qu’avant elles se dépréciaient en voyant l’autre exceller dans ce qu’elles avaient de la difficulté, elles sont maintenant fières de discuter de leurs réussites en s’entraidant mutuellement.

Je me souviens de cette ancienne amie qui m’avait dit ‘ tu peux jeter la photo de nous, prise à ta fête parce que tu ne comptes plus aucune amie dessus’… Je me souviens surtout de toute l’arrogance du monde qu’elle avait du prendre pour me dire ça…

Aujourd’hui je lui dis merci. Je suis une meilleure personne maintenant, et je ne crois pas que mon évolution aurait été possible entourée de chacune se trouvant sur cette photo.

Et vous, en avez vous marre de la comparaison?

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