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1 an de maternage de proximité!

Nous avons fêté récemment le 1 an de bébé, ainsi que mon changement d’approche parentale, vers le maternage de proximité. Jusque là, j’avais toujours encouragé l’autonomie et l’indépendance chez mes filles aînées, que je n’ai ni allaitées ni portées non plus.

Si on m’avait dit il y a 1 an que j’allais encore dormir collée contre mon bébé, que je l’allaiterais à la demande et qu’elle passerait plus de temps sur ma hanche que par terre… j’aurais sans doute rie bin bin fort!

Il faut dire que l’aventure de l’allaitement a mal débuté pour nous deux, mais je tenais à persévérer. J’ai rencontré différentes spécialistes, participé à divers groupes internet et j’ai reçu beaucoup de soutien de mamans, quant à mon régime d’éviction pour diminuer le reflux et autres difficultés chez ma fille. Au bout de 2 à 3 longs mois intenses, on est arrivées à une belle routine toutes les deux.co dodo, allaitement à la demande, parentalité positive et proximale

Je me suis aussi vite rendu compte que d’instaurer une routine de boire, était contre productif et contre nature avec l’allaitement. Alors que ça me semblait si simple avec les biberons de mes grandes, j’avançais dans l’inconnu cette fois-ci.

Pareil pour les siestes… mais ça, j’avoue que j’ai trouvé plus difficile. Ma fille a toujours très peu dormi en journée, à moins d’être dans un silence complet et dans mes bras, à téter. On conviendra que ce n’est pas des plus facile avec deux grandes soeurs à la maison. À 1 an, elle demeure une enfant difficile à endormir le jour, mais accepte un peu plus de dormir une sieste avec papa, ou de se laisser porter en écharpe. 

Pour ce qui est du portage, alors que je pensais maximiser l’achat de mon écharpe, j’ai vite déchanté. C’est que ma fille détestait se sentir coincée, possiblement dû à son reflux, mais elle préférait tout de même mes bras, à n’importe où ailleurs. Au fil des dernières semaines, on m’a parlé à plusieurs reprises d’une formation en portage pour arriver à l’a mettre au dos. J’ai fais le saut et mon seul regret est de ne pas l’avoir fais plus tôt!! J’ai reçu Sarah-Michèle chez moi pour un atelier privé d’une heure qui m’a redonné confiance!

Comme je l’ai mentionné plus haut, elle dort toujours avec moi, bien que ses soeurs avaient déjà intégré leur lit et leur chambre depuis belle lurette. Ceci dit, je me souviens aussi à quel point le transfert de chambre avait été pénible pour tout le monde. Pendant de longs mois on a testé toutes les techniques, avec les deux qui boycottaient leur chambre.

M’assoir près du lit jusqu’à leur endormissement (ou le mien!!), m’éloigner d’une nuit à l’autre vers la porte… laisser la porte ouverte avec une barrière à la porte, pour qu’elles nous voient sans passer leur nuit à se promener partout… dormir par terre près de leur lit en me relayant avec papa… les faire dormir ensemble, séparées, dans un parc dans notre chambre… dans leur lit dans notre chambre.. etc! 

Je suis épuisée juste de l’écrire!

Au final, ça aurait été SI simple de juste les laisser partager notre chambre le temps qu’elles en avaient besoin! Depuis que Mollie est née, outre le fait qu’elle demande a téter quelques fois la nuit, elle n’a fait passer de nuits blanches à pratiquement personne. Elle n’a pas non plus fait de crises de dent impossible à consoler ou de terreur nocturne difficile à calmer.co dodo, allaitement, maternage proximal, parentalité positive

L’allaitement semble également avoir prouvé son efficacité sur les anti-corps chez moi, puisque de toute cette première année, outre ses rendez-vous de routine, nous n’avons jamais consulté un médecin pour elle.

Je le mentionne puisque si je me remets dans le contexte de mes grandes, nous avions littéralement un abonnement à notre clinique médicale durant les 3 premières années de leur vie. Lorsque la secrétaire reconnait ta voix au téléphone, tsé!? Je crois aussi très clairement que notre modification de régime alimentaire (sans produits laitiers) a grandement aidé, mais l’allaitement demeure sans doute un facteur important.

Récemment pourtant, j’ai traversé une phase de doutes. Je me suis mise à me questionner sur la tendance de Mollie à vouloir être constamment portée et très peu confiante envers les inconnus. Je sais que chaque enfant est différent avec sa personnalité qui lui est propre, mais pourtant! Mes 2 premiers enfants sont tout l’inverse et ont toujours été si confiants et indépendants. 

Est-ce que je fais la bonne chose? Suis-je en train de l’a rendre insécure alors que je crois faire l’inverse? 

J’ai eu une discussion avec une nouvelle amie qui materne ses enfants aussi et qui m’a rassurée. Au fil des derniers jours, je l’ai vu sourire plus que d’habitude aux inconnus, et même se laisser approcher plus facilement. Je vois qu’elle grandit aussi et ça me fait réaliser que ce que je lui offre aujourd’hui, c’est sa confiance de demain.bienveillance, intervention familiale, famille épanouie, équilibre

Au final, même si on me disait que ce n’est pas la chose à faire… je ne le croirais pas. Le maternage s’installe tellement de façon simple, naturelle et optimale dans notre quotidien familial que je ne pourrais plus le vivre autrement même si j’essayais. Lorsque je discute avec mon chum, on se rend compte à quel point on s’est compliqué la vie les premières années, à vouloir suivre la tendance et les conseils de tout le monde.

Si j’ai un seul conseil à vous donner, ce sera de vous écouter. Cette petite voix que nous avons tous à l’intérieur… ce doute qui surgit parfois mais qu’on veut faire taire par peur de l’écouter…

Écoutez là. C’est très rare qu’elle se trompe. 

Pis à ceux qui jugeront vos choix, et qui se permettront des commentaires lourds et désobligeants… permettez vous de les remettre gentiment à leur place en gardant en tête que leurs réflexions, parlent bien plus d’eux-même que de vous.

Je veux l’exercice GRATUIT!

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